Tarif d'une nourrice

Écrit par les experts

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Faire appel à une nourrice reste l'un des modes de garde d'enfant les plus plébiscités par les parents en France. Cette prestation doit cependant être rémunérée dans le respect des règles en vigueur. Combien coûte ce service ? Quels éléments font varier le tarif ? A-t-on droit à des aides ?

Le coût d’une garde à domicile

Pratique et sécurisant, le recours à une nourrice rassure les parents qui travaillent et qui doivent donc faire garder leurs enfants. Le salaire, convenu entre les deux parties, doit être au minimum de 9,61 euros brut, soit à hauteur du SMIC horaire. Cela revient à une rémunération de 1 457,52 euros par mois sur une base de 35 heures pas semaine. Il est évident que toutes les heures d'accueil doivent être payées, et des charges viennent s'ajouter pour l'employeur, qui s'élèvent à environ 3,80 euros par heure de travail effectif. La convention collective nationale des salariés du particulier employeur prévoit également une indemnisation forfaitaire pour le coût d'un repas, qui se monte à 4,35 euros. Enfin, si la nourrice est logée par l'employeur, la valorisation des prestations en nature est de 71 euros, modulable selon l'importance du logement.

Ce prix peut cependant varier en fonction de divers facteurs

Le salaire final sera modulé en fonction des tâches à accomplir, notamment si l'accueil comporte des heures de travail effectif et des heures de présence « responsable », qui désignent des moments où la nourrice peut utiliser son temps pour elle-même tout en gardant un œil sur la sécurité et le bien-être de l'enfant (lorsque ce dernier dort par exemple). Une telle prestation est rémunérée aux 2/3 d'une heure standard. De même, la présence nocturne est évaluée à au moins 1/6ème du montant horaire habituel, et ne peut excéder 12 heures consécutives. Selon la localisation géographique, le tarif peut également évoluer. Dans les grandes villes par exemple, où la demande est très forte, les nourrices peuvent ainsi réclamer une rémunération tournant plus autour de 15 euros de l'heure, tandis que dans des régions moins densément peuplées, le montant sera maintenu au SMIC horaire. Enfin, une majoration selon l'ancienneté réévaluera le montant global de la facture.

Les aides mises en place

Afin de favoriser le recours à une nourrice déclarée, le gouvernement a mis en circulation le CESU, pour chèque emploi service universel. Ce moyen de paiement très pratique simplifie grandement les formalités et permet surtout d'obtenir un crédit d'impôt prenant en charge 50 % du salaire de l'employée. Pour cela, il suffit de s'adresser à l'URSSAF qui enverra alors un document à compléter et à joindre à sa déclaration d'impôt. Le complément de libre choix du mode de garde proposé par la CAF peut s'ajouter à cette aide. Calculé en fonction des revenus des parents, du nombre d'enfants et de leur âge, il couvre 50 % des cotisations de la garde à domicile, ainsi qu'éventuellement une partie de sa rémunération. Pour en bénéficier, il faut cependant qu'au moins l'un des enfants gardés ait moins de 6 ans.